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« De l’Architecture à l’Heure de la Réalité Virtuelle »

Dernière mise à jour : 9 mai 2018




A l’origine issue du monde du jeu vidéo, elle représente l’extension (futuriste) de la méthode de conception B.I.M et prend le nom de V.R. La « réalité simulée par ordinateur » ou plus communément appelée Réalité Virtuelle et sa jumelle Réalité Augmentée commencent, depuis quelques années, à s’infiltrées dans tous les domaines de notre société contemporaine, dont la profession architecturale, et offrent ainsi aux acteurs du secteur du bâtiment (agences, entreprises spécialisée et prestataires extérieurs) une multitude de possibilités nouvelles tant en conception que dans leurs rapports avec leurs clients (professionnels du bâtiment et de l’immobilier, particuliers). Un bref aperçu de cette outil technologique du futur déjà présent…



Du B.I.M à la V.R, Naissance d’une Nouvelle Méthode/Expérience de Perception Architecturale


De ses débuts expérimentaux à l’orée des années 50’s par le père fondateur du genre Morton Heilig, à la révolution technologique provoquée par l’« Ère Numérique », cet outil technologique, qui permet, grâce au port d’un casque, de « visualiser l’environnement en trois dimensions avec une échelle, une profondeur et une notion d’espace réaliste », s’est démocratisée et commence à s’installer de manière exponentielle dans le panorama du rendu architectural international.

S’il est vrai que le B.I.M (Building Information Modeling) apporte, par sa capacité de détail géométrique, un réalisme visuel de qualité indéniable, l’importance de la V.R se retrouve elle, dans la création d’un réalisme spatial d’ensemble. Une faculté de compréhension des espaces dans leur globalité qui se renforce par le fait que le rendu visuel, comparé à ses prédécesseurs BIM & CAD, se fait dans l’instantané.



De l’Influence de la V.R à toutes les Échelles et Étapes du Secteur du Bâtiment


Revêtue d’une pluralité d’atouts pour tous les intervenants du bâtiment, la Réalité Virtuelle permet ainsi de manière générale pour les clients de comprendre de manière immédiate le visuel réel qu’aura le projet, dans ses dimensions et relation spatiales, une fois celui-ci achevé. Un apport sans précédent pour la compréhension de tous, que la plus grande partie n’aurais pu appréhender facilement avec un simple rendu 2D ou 3D.

Enfin, dans une société tournée vers toujours plus de collaboratif et de participatif, elle optimise, par le biais de la programmation, l’interaction entre l’architecte et le client ou ce dernier peut tester différentes options de design, d’éclairage ou encore de texture/matériau.

En ce qui concerne les architectes, elle apporte aux différentes étapes de conceptions et aux méthodes de travail de ceux-ci des avantages évidents d’efficacité.

Tout d’abord, en une plus précise visualisation d’un bâtiment et de ses dimensions qu’un rendu « traditionnel » obtiendrait. Plus précisément, il y a d’abord une certaine faculté à anticiper la planification de la construction ou évidemment de rectifier des erreurs plausibles difficilement visible classiquement. Enfin, il y a bien sur cette capacité d’exploration des relations entre les espaces en prenant en compte concrètement les différents vecteurs d’un projet (lumière et ensoleillement, navigation dynamique, différents points de vue).




La Réalité Virtuelle a donc cette compétence double et unique de réellement visualiser un bâtiment de l’intérieur et par son rôle d’intermédiaire confère une clarté supérieure à toute les étapes et échelles de la production architecturale. A l’heure où les ENSA proposent déjà dès la première année de Licence une formation au B.I.M, la VR et la AR sont en passe de bousculer une nouvelle fois les moyens de conceptions et de dialogue entre les acteurs et commencent, à l’image de Renzo Piano Building Workshop et de Jean Michel Wilmotte (pour ne citer qu’eux), à réaliser le rêve de Bruno Zévy et son architecture cinématique en 4D

(ndlr : « Apprendre à voir l’Architecture »).

Un outil technologique qui ne montre que ses premiers éclats et redonne à l’adage « il faut le voir pour le croire » son essence et ses lettres de noblesse.


Vincent Richard du Perron pour 3DN Link


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